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Une
circulaire DGEFP n°2006/35 du 14 novembre 2006 vient de préciser le champ de la
formation professionnelle continue et de la participation financière des
employeurs, ainsi que les conditions d’imputabilité des dépenses de formation
correspondantes qui permet à l’employeur de s’acquitter de son obligation de
financement de la
Formation. |
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> Dispositions générales relatives aux actions qui relèvent de la formation
professionnelle continue
La
circulaire précise les modalités selon lesquelles ces actions de formation
doivent se dérouler :
L’action
de formation doit toujours, quelque soit sa forme (stage
« traditionnel », formation ouverte et/ou à distance, formation
modulaire…) définir
-un objectif à atteindre
(compétences, qualification) ;
- un programme sur les
modalités d’acquisition ;
- conditions de niveau et
de connaissances préalables ;
-le public
concerné ;
L’action
de formation doit faire l’objet d’une convention précisant la durée, les
modalités, le coût ou les conditions de prise en charge financière.
Les
actions organisées dans ce cadre doivent être mises en œuvre selon ces
modalités pour que les dépenses correspondantes soient imputables sur
l’obligation de participation des employeurs.
> Participation des employeurs : conditions d’imputabilité
des dépenses de formation
La circulaire précise certains domaines pour
lesquels les règles d’imputabilité étaient jusqu’à présent vagues.
Les
dépenses imputables sur la participation
des employeurs au financement de la formation concernent notamment :
-
les parcours individualisés avec la participation à différentes séquences de
formation, même si ces séquences ne sont pas toutes assimilables en elles-mêmes
à des actions de formation (test de niveau par exemple), mais participent d’une
continuité pédagogique : phase d’évaluation, de formation, mise en
situation de production tutorée ou accompagnée, évaluation en fin de formation…
Ces
parcours doivent faire l’objet d’une programmation globale et d’une
formalisation contractuelle préalable à leur mise en œuvre, chacun suivant
ensuite son propre cheminement ;
-
les bilans de compétences mis en œuvre par des organismes prestataires inscrits
sur une liste établie par un organisme collecteur agréé au titre du Congé
Individuel de Formation (CIF) entrent dans le champ de la formation
professionnelle continue.
De
même concernant les « bilans de compétences approfondis » au bénéfice
des demandeurs d’emploi dans la mesure où ils s’inscrivent dans un parcours de
formation ou d’accès à l’emploi ;
-
les dépenses occasionnées dans le cadre
de la validation des acquis de l’expérience (frais afférents à la validation en
elle-même, dépenses liées aux actions de préparation de la validation) sont
imputables sur la participation des employeurs si ces actions interviennent
dans le cadre d’une convention conclue entre l’employeur, le salarié et
l’organisme en charge de la validation des acquis du candidat ;
-
les séquences de formation en situation de production sous certaines conditions
(suivi par un formateur, durée et positionnement des séquences…) ;
-
les dépenses occasionnées en dehors de la mise en œuvre d’actions de formation
mais s’y rattachant directement (tests d’aptitude, d’évaluation par exemple) si
les formations ont bien eu lieu ;
- les actions de formation engagées dans le cadre du
Droit Individuel à la
Formation (DIF) conformément aux conditions générales
d’imputabilité précisées par la circulaire ;
-
les dépenses de formation à la sécurité concernant des salariés dont c’est le
métier ou la responsabilité.
Les
dépenses non imputables sur
la participation des employeurs au financement de la formation concernent notamment
:
-
les actions « comportementales » destinées à des publics
indifférenciés ou hétérogènes, sans relation avec un poste ou une
fonction ;
-
les actions relevant de l’organisation générale d’un service ou d’une
entreprise, sans référence précise au poste de travail et aux compétences à
acquérir (la mise en conformité avec des normes, la mise en œuvre de
« démarche qualité »)
-
les actions généralistes (session d’information, test d’évaluation ou de
sensibilisation) ;
-
les dépenses liées à la location de matériel ou aux abonnements à des
publications qui ne peuvent se rattacher à des actions de formation
particulières, à des groupes d’actions de formation mises en œuvre
régulièrement par l’entreprise, ou au fonctionnement d’un centre de formation
de l’entreprise ;
-
les actions de type accompagnement, « coaching » et autre tutorat
dans le cadre de l’assistance ou de l’évaluation d’une personne en situation
normale de travail par une personne référente (extérieure ou non à
l’entreprise).